nourriture

Types de nourriture

Aliments concentrés

Dans la pratique, les cochons laineux, faute de plans alimentaires impératifs, sont nourris plus ou moins à l’intuition. Mais il est certain que le cochon laineux, élevé comme cochon de pâturage sans grandes exigences, accumule rapidement de la graisse s’il reçoit des aliments concentrés. L’expérience montre que la moitié des rations recommandées pour les grands porcs blancs suffit aux cochons laineux. Le reste de leurs besoins sera couvert par du fourrage de base (foin, herbe, fruits, déchets de légumes, petit-lait, etc.).

Parmi les aliments concentrés, le mélange le plus riche en fibres brutes de l’entreprise UFA a fait ses preuves (UFA-362). Ce produit est recommandé pour les jeunes porcs de reproduction et les truies en début de gestation, et il est exempt d’additifs tels qu’accélérateurs de croissance ou autres. On l’utilise avec succès pour les cochons laineux de toutes classes d’âge.

Conséquences pour une alimentation conforme aux besoins de l’espèce:

  • Utiliser les aliments concentrés avec prudence
  • La moitié de la ration indiquée suffit.

Fourrage de base

On entend ici par fourrage de base tous les aliments à l’exception des aliments concentrés (céréales, flocons de pommes de terre, aliments composés). Dans le fourrage de base, la teneur en énergie et en protéines ne doit pas être sous-estimée – cela n’est pas évident pour le débutant. La richesse d’un aliment peut également varier fortement selon la qualité. On trouvera dans le tableau ci-après la teneur en protéines digestibles et en énergie digestible de quelques aliments à titre d’exemple.

Teneur en énergie digestible (EDP) et en protéines digestibles (PDP) de quelques aliments pour les cochons (en grammes par kilo de fourrage séché à l’air)

Genre de fourrage

PDP

EDP

Orge

80

Flocons d’orge

100

Flocons de pommes de terre

60

Fourrage vert (prairies et pâturages, végétation équilibrée)
- précoce
- moyen
- tardif


90
70
30


9.0
7.6
6.0

Fourrage sec (prairies, végétation composite équilibrée)
- bon
- moyen
- passable


30
15
0


4.7
3.5
3.0

Dans l’engraissement, on veillera en particulier à un approvisionnement suffisant en protéines. Les fourrages riches en protéines, produits à la ferme, sont p.ex. les légumineuses (luzerne, pois protéagineux) et la jeune herbe. On ne doit pas se laisser entraîner par la «mendicité» des animaux à donner de trop grandes quantités, car les cochons laineux ont tendance à l’adiposité, qui peut entraîner une diminution de l’aptitude à la saillie du verrat ainsi que des troubles reproductifs et des difficultés de mise bas chez la truie. Une fois les animaux trop gras, il est difficile de leur faire perdre du poids. Quand les animaux sont agités et demandent toujours plus de nourriture, on peut remédier à cela en leur offrant des matériels qui les occupent tels que branches, paille, feuillage, etc.

Le principe suivant est valable depuis toujours: les cochons doivent, au moment des repas, se jeter sur la nourriture avec avidité et délectation. La mangeoire doit être complètement «nettoyée» par les animaux.

Pour avoir une bonne qualité de graisse dans la carcasse, il convient, lors de l’engraissement, d’administrer avec prudence ou même d’éviter les aliments ayant une haute teneur en acides gras non saturés. Les concentrations même faibles d’acides gras non saturés dans la nourriture sont stockées dans la graisse de dépôt des animaux. Il en résulte une graisse jaune, molle, qui rancit vite. Une telle graisse se conserve mal. En outre, après l’abattage, une odeur de poisson se dégage lors du rassissement de la viande, en rapport avec les produits de dégradation.

Aperçu de la teneur en acides gras non saturés de quelques aliments

Teneur en acides gras non saturés

Genre de produit

Faible

Lait maigre, petit-lait, céréales, pommes de terre, blé concassé

Moyenne

Maïs, farine de poisson, herbe sèche

Forte

Graisses animales, huile végétale, huile de friture, déchets de cuisine

Conséquences pour une alimentation conforme aux besoins de l’espèce:

  • Prendre en compte la composition des fourrages de base lors de la planification des rations
  • Eviter absolument la suralimentation
  • Surveiller la teneur en acides gras non saturés.